Do you slack ?

Hier, Challenges a publié un article sur Slack, une plateforme de messagerie interne. Petit logiciel de start-up lancé en 2014, l’outil pèse maintenant plus d’un milliard de dollars. L’occasion de partager avec vous quelques impressions sur cet outil que nous avons adopté à l’agence depuis plusieurs mois.

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Aperçu d'une discussion sur Slack

Slack suscite l’intérêt et la curiosité, peut-être en avez-vous déjà entendu parler ?  Chez Résidence Mixte, on ne peut plus s’en passer. Chaque personne de l’agence a son compte utilisateur, et dès le matin, nous nous connectons automatiquement à cet outil. Nous pouvons nous parler entre collègues via des « channels » thématiques (qui correspondent à nos différents projets), ou via des conversations directes, privées.

Ce n’est jamais facile d’intégrer un nouvel outil, mais force est de constater que nous avons rapidement adopté Slack. Nous l’utilisons quotidiennement.  Il a vite remplacé la messagerie Gmail, tend à se substituer à Basecamp (un outil de gestion de projet). On a même inventé des mots : « je te slacke » (= je te parle sur Slack), « je suis slackable » (= disponible sur Slack). Alors si vous vous posez des questions sur cet outil, et/ou que vous hésitez à le tester, voici donc un petit bilan fondé sur notre expérience.

Les avantages de Slack

Slack est idéal dans un contexte de télétravail.
Chez Résidence Mixte, plusieurs collaborateurs travaillent de leur domicile, certains à plein temps, et d’autres de manière occasionnelle. Avec Slack, on peut tous se retrouver et communiquer sur un espace commun.

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Viens slacker avec nous !

Slack facilite la gestion de projet. 
Chaque projet a son « channel » associé, auquel toute l’équipe a accès. Ainsi, on peut partager l’avancement d’un projet et recueillir les avis de tous de manière très rapide. Ainsi, même lorsque un sujet n’implique par exemple que deux personnes dans l’équipe, les autres peuvent voir les échanges et être ainsi au courant de l’avancée du dossier.

Slack a permis de diminuer le nombre d’e-mails
C’est peut-être le bénéfice le plus tangible, que l’on peut mesurer très concrètement : depuis que nous utilisons Slack, nous avons drastiquement réduit le nombre d’e-mails envoyés en interne. Si l’information partagée sur Slack est importante, nous notifions la personne (en utilisant l’arobaze devant le prénom, par exemple @fanny) qui est aussitôt informée de notre message.

Slack favorise la convivialité et l’échange de liens.
L’interface de Slack est très convivial, et l’outil n’est pas trop formel. Du coup, on se permet facilement de partager des liens qui nous plaisent (professionnels ou divertissants), on discute tous ensemble, ça participe à la cohésion de l’équipe.

Les inconvénients de Slack

À consommer avec modération

Slack peut devenir chronophage… si on ne le maîtrise pas.
Comme tous les outils, Slack nécessite quelques réglages pour être pleinement efficace. Par défaut, on est alerté à chaque fois que quelqu’un prend la parole sur l’un des channels. Du coup, ça peut vite devenir ingérable ! Comme le fait de consulter frénétiquement ses mails, aller sur Slack toutes les dix minutes empêche de se concentrer. La solution c’est de régler les alertes, pour n’être informé que lorsque quelqu’un nous envoie une notification. Et se forcer à ne consulter Slack que quelques fois par jour.

Slack peut nous empêcher de nous parler… en vrai.
Parfois, la tentation est grande de poursuivre une discussion sur Slack alors que notre interlocuteur se trouve juste à deux pas ! Il m’est déjà arrivé d’interrompre une conversation Slack, et de me lever pour la terminer en face à face. Nous avons récemment eu une formation sur l’agilité, durant laquelle notre intervenant nous a rappelé la différence de qualité entre les différents canaux (mail, téléphone, visio…). Conclusion : rien ne remplace la qualité d’un échange direct ! Slack ne peut s’y substituer.

Slack peut diluer l’information.
Sur Slack, nous échangeons (beaucoup), et nous partageons même des fichiers. Le problème, c’est que cet outil s’inscrit dans une logique de flux : du coup, c’est très compliqué de garder un historique, de trier nos échanges, de synthétiser des décisions. Il nous est déjà arrivé de chercher le résultat d’un arbitrage que nous avions pris sur Slack, sans en garder la trace ailleurs… En fait, en attendant que Slack soit enrichi d’une fonction de tri et de mémorisation des contenus, il faut compléter avec un autre support. Chez nous, par exemple, c’est Basecamp qui tient ce rôle. Mais ça, c’est une autre histoire !

Alors, ça vous tente d’essayer Slack ? Le pratiquez-vous déjà ? Et pour finir, voici l’article à lire sur Challenges

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  • Je trouve slack peu éthique, ce n’est jamais ni plus ni moins qu’un irc dont on est le produit. Ça fait des années que les geeks utilisent freenode pour communiquer et qu’ils créent des robots pour ce qui serait pénible à faire à des humains comme par exemple hubot.

  • […] Hier, Challenges a publié un article sur Slack, une plateforme de messagerie interne. Petit logiciel de start-up lancé en 2014, l'outil pèse maintenant plus d'un milliard de dollars. L'occasion de partager avec vous quelques impressions sur cet outil que nous avons adopté à l'agence depuis plusieurs mois.  […]

  • Pourquoi basecamp et pas trello ? Les intégrations sont vraiment très utile aussi pour faire des sondages, envoyer un mail récapitulatif de la discutions pour en garder une trace, faire une commande groupé de pizza. Les défauts de Slack sont rapidement corrigé par les intégrations à des produits externent. C’est l’ouverture et la transparence de Slack qui fais ça force. Et les bots…