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Kick-off projet : étape technique ou instant de grâce relationnelle ?

Le kick-off de lancement marque le passage entre le projet, au futur, à sa réalisation concrète, au présent. Et c’est en participant au kick-off projet d’un voyage d’étude au Canada, dédié aux pratiques collaboratives, que j’ai pris conscience d’une dimension souvent négligée dans les kicks-off digitaux : l’émotion. Benchmark.  

Les 6 étapes du Kick-off « Voyage d’étude »

  1. Ice-breaking

Ce mot désigne les actions d’un groupe pour « briser la glace » et créer une cohérence au sein d’un groupe amené à collaborer. La trentaine de professionnels que nous étions fut donc immédiatement conviée à différents exercices, debout en cercle : nous ranger par âge, par nombre d’enfants, par années d’ancienneté, par région d’origine… et même par couleur des yeux ! Après 20 minutes de ce traitement, les rires et la camaraderie ont évidemment pris le dessus. Mission réussie.

  1. Logistique

Préoccupation essentielle de tout projet, les questions de logistique ont été évacuées en quelques dizaines de minutes, par de simples échanges informels. Il s’agissait surtout, finalement, de tester et valider les options préparées, et lorsque le professionnalisme est au rendez-vous, peu d’échanges sont nécessaires.

  1. Ancrage individuel

Si l’effet de cohésion de groupe est perceptible dès la phase d’Ice-breaking, il reste néanmoins un problème : 30 personnes, c’est trop pour des échanges collectifs. Des groupes de 6 sont alors constitués, arbitrairement, afin d’ancrer individuellement chaque participant, et lui offrir un cadre d’échange privilégié.

  1. Appropriation

Une cohérence de groupe, une qualité d’échanges, une logistique huilée : voilà qui était fait ! Il restait donc maintenant aux participants à s’approprier le voyage en lui-même. Réunis par groupe de 3 personnes pendant 20 minutes, nous avons planché sur un nom pour notre aventure commune. Notre « Idée de départ » ne sera pas retenue par le vote du groupe, au profit de « La Trans Mission ». That’s life.

À noter : première apparition du #poulpe

  1. Production

Après la collation d’usage, nous sommes alors entrés dans le vif du sujet : pourquoi ce voyage ? De nouveaux groupes ont été formés. Objectif : définir ce que nous attendons de ce voyage. L’occasion pour moi de me fixer sur la part du numérique au sein des pratiques collaboratives. Si la diversité de l’approche du groupe enrichit ma réflexion, elle me désarçonne également un peu, tant mon univers imprégné de digital semble éloigné du leur… C’est déjà le début du voyage.

Nouvelles apparitions du #poulpe : pêche en Bretagne et spectacle vivant.

  1. Restitution

Dernière étape de la journée : la restitution collective. Celle-ci a pris la forme de 3 mots, proposés par chacun. Le paperboard collectif accueille nos retours, et l’exercice prend la forme d’un warm-down.

Dernière apparition de la journée du #poulpe, qui semble promis à un brillant avenir.  

De cette journée de lancement projet menée de main de maître, je retiens 3 éléments à intégrer à nos propres kick-off :

  1.   Le Ice-breaking, comme condition essentielle à la qualité de la collaboration
  2.   La co-construction des participants par la création des conditions idéales de leur implication
  3.   La production d’un premier résultat exploitable : la journée de kick-off en elle-même aura été suffisamment riche pour produire un résultat concret en matière de pratiques collaboratives

Et je compte sur le voyage pour glaner de nouvelles idées…

Remerciement à Elise et Elodie, de l’organisme de formation Germe, pour la chaleur de leur accueil et la qualité de leur préparation.

Spécial thanks (et pas qu’à moitié) à Stéphane, Marie Pierre, Paul-André, et toutes les #bellesrencontres de la journée.

 

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