Nuit des MuséesRendez-vous aux Jardinsresponsive design

Nos 5 convictions sur le responsive design

Il y a quelques semaines, Résidence Mixte a réalisé les sites web de la Nuit des Musées et de Rendez-Vous aux Jardins, deux projets pilotés par le Ministère de la Culture avec la collaboration de l’agence Hexagramm.

Ces deux sites correspondent à deux temps forts de l’actualité culturelle en France, dans un laps de temps très réduit. C’est un très bon laboratoire pour faire le point sur les pratiques des Français en matière de culture sur le web. De cette nouvelle édition, nous avons tiré 5 convictions sur les enjeux du responsive aujourd’hui.

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1/ Le responsive design, c’est un retour aux racines de web

Petit rappel historique sur le responsive : il existait au début du web. On travaillait en pourcentages, donc techniquement cela s’intégrait partout. Au début on pensait à s’adapter à la taille de l’écran, puis plus tard on a réussi à faire des sites au pixel près. On est alors entrés dans une autre logique graphique : copier le print. Les créations sont devenues plus figées. L’enjeu c’était de reproduire au pixel près la maquette photoshop : le pourcentage et l’adaptation à l’écran se sont perdus.

On est revenus au responsive design il y a quelques années avec l’émergence des smartphones et tablettes. Les écrans sont en train de modifier le graphisme plus traditionnel. Ce retour est allé de pair avec une vision du web plus épurée, on ne cherche plus à imiter le print en reprenant des maquettes communes. On a compris que les effets de lumière et ombres portées, ça alourdissait le design et ça n’apportait rien en terme d’expérience. Et comme on devient de plus en plus habitués aux codes du web, on a moins besoin de forcer les effets pour inciter à l’action.

2/ Le responsive design, ce n’est pas seulement une affaire de graphisme

Le responsive n’est pas qu’une affaire de design : cela concerne aussi les contenus, à l’arborescence, à la navigation… jusqu’à la structure du site. On ne peut plus faire une version bis repetita du site principal en adaptant uniquement le graphisme. On ne peut pas bricoler en responsive… il faut l’intégrer dès le début du projet.

3/ Le responsive design, c’est avant tout la vision d’un objet en mouvement. En lien direct avec la mobilité.

Notre manière de concevoir le responsive, c’est de voir l’objet en mouvement. C’est la définition même de la mobilité.
Pour ces deux sites, il faut essayer de se placer en tant qu’utilisateur mobile. Si je circule pour trouver un musée, un programme, il me faut un objet en mouvement, pas un objet réduit. On doit voir tout de suite les informations dont on a besoin. En ce sens, la géolocalisation est capitale. Elle est au cœur de ces deux sites.
Pour autant, nous avons pris le parti de ne pas systématiser la géolocalisation, pour favoriser la flânerie et permettre à l’utilisateur de découvrir par lui même les possibilités de parcours. Lorsque l’on prend un catalogue dans ses mains, les yeux parcourent de longues distances en quelques instants. C’est ce que nous avons essayé de rechercher : la possibilité de papillonner, tout en laissant la porte ouverte à la recherche « chirurgicale » propre au web.

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Nuit des musées - version tablette

 

4/ Le responsive design, c’est avant tout une affaire d’expérience. 

La logique du responsive, c’est de faire primer l’expérience utilisateur. Tout est pensé pour faciliter la consultation des contenus. Tout est optimisé pour que la lecture et la circulation soient simples. Les éléments sont espacés pour la taille du doigt.
Le responsive, ce n’est pas uniquement le petit écran, mais aussi le grand écran : il faut que l’expérience soit bonne, quels que soient les terminaux.

5/ Le responsive design doit enrichir le réel

Dans cette logique de mobilité et d’expérience utilisateur, le responsive doit enrichir l’expérience du réel. Au-delà de la simple information, la consultation d’un site en mobile apporte un supplément à l’expérience IRL. C’est ce une forme de réalité augmentée, qui n’est pas seulement une fois encore qu’une affaire de design.

 

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Nous avons amorcé cette approche avec par exemple sur Rendez-vous aux Jardins la rubrique « en savoir plus » qui permet au visiteur d’enrichir son parcours avec des anecdotes en lien avec ce qu’il visite. Prochaine étape : aller plus loin avec des enrichissements multicanaux, des bonus son et vidéo qui apportent quelque chose de supplémentaire à l’expérience du réel.