libertéorganisationtélétravailtemps de travailtemps librevie privéevie professionnelle

Vie pro + vie perso = en quête de la bonne équation

Les frontières ont cédé, les nouvelles technologies ont tout changé, la vie privée est en voie de disparition. Du moins, c’est ce qu’on dit. Concrètement, comment est-ce qu’on le vit au quotidien ?

submerge

Le syndrome du « c’était mieux avant »

Nous, salariés chez Résidence Mixte, sommes une génération de jeunes professionnels, Internet a débarqué dans notre vie à l’adolescence (génération Caramail, paye ton forfait AOL de 10 heures par mois) et nous avons adopté le smartphone au début de nos études pour certains, à l’entrée de notre vie professionnelle pour d’autres. La grande époque dans laquelle vie pro et vie perso étaient nettement séparées, on ne l’a pas connue.

C’est indéniable, les nouvelles technologies ont contribué à faire tomber les barrières. Mais est-ce une mauvaise chose ? Pour les « Y », la question n’est pas de savoir comment faire pour préserver sa vie privée de sa vie professionnelle mais comment faire pour vivre une vie enrichissante, tout simplement.

Deux solutions : 1/ tout plaquer pour donner un sens à sa vie dans un projet humanitaire à l’autre bout du monde. 2/ accepter le fait que nous passons la majeure partie de notre temps au travail, et donc travailler sur cet axe pour nous épanouir. Si le job nous plaît, on accepte plus facilement qu’il fasse immersion dans notre vie perso. Mais pas n’importe comment.

Donnant-donnant

Dans la pratique, tout est une question d’équilibre : savoir ce que l’on donne, et ce que l’on reçoit en échange (c’est, en ce qui me concerne, ma règle d’or). Nous pouvons être amenés à lire nos mails professionnels depuis la maison, mais nous pouvons aussi lire nos mails persos depuis le travail. Et puis il y aussi la juste mesure : on peut accepter de travailler quelques heures un samedi pour boucler un dossier, mais pas d’être dérangés à toute heure le week-end sans raison valable. Le week-end doit rester un temps particulier, un sas de décompression.

week-end

Le week-end, c'est sacré


Revenons à l’importance de l’épanouissement au travail. Quand les relations de travail sont de qualité, l’immersion du « pro » dans le « perso » se fait plus sereinement. Un exemple : si les relations avec un manager sont tendues, on sera stressés à l’idée qu’il nous appelle en soirée. Si au contraire tout se passe bien et sans agressivité, le stress de « ce qui va nous tomber dessus » est largement diminué. Et si c’est fait avec un texto, bien moins intrusif que l’appel, c’est encore mieux. Et il faut que ça reste exceptionnel.

Gagnant-gagnant

Et puis, au lieu de vouloir cloisonner travail et vie privée, si nous nous interrogions plutôt sur ce que l’un peut apporter à l’autre ? Quand on travaille en agence de communication, on doit être curieux de tout. Un exemple : nous sommes en permanence en train de nous adapter aux nouveaux usages. Pour « humer » l’évolution des pratiques et des tendances, nous nous nourrissons d’une discussion entre amis, d’une expo, d’un film, d’une session shopping ou d’un week-end à l’étranger. Tout ce qui fait notre activité dite « personnelle » a quelque chose à nous apprendre sur notre travail.

shopping

L’expérience éclairée du shopping

Le cas des réseaux sociaux

Dans le débat sur les atteintes à la vie privée, les réseaux sociaux sont pointés du doigt. Il est vrai que nos publications sur les médias sociaux peuvent être vues par nos collègues ou par notre employeur. Certains le vivent comme un affront à leur vie privée ; c’est oublier un peu vite que rien n’est privé sur les réseaux sociaux. C’est à chacun de contrôler l’image qu’il façonne lui-même sur Internet.

On peut s’évertuer à tout cloisonner pour que notre patron ne voie pas nos publications, mais on peut aussi le prendre comme un baromètre pour nous aider à savoir ce qui doit être partagé. Cette photo là de moi en soirée, je n’ai pas envie que mon patron tombe dessus… mais alors pourquoi la partager au reste de ses contacts ? En fait, ce qui ne doit pas être vu par un patron, c’est souvent ce qui doit rester privé… tout court. Pour le reste, il est vrai que nos publications peuvent dévoiler une partie de notre personnalité, mais c’est aussi ce qui fait notre richesse en tant qu’individu. Et cette richesse est aussi recherchée par l’employeur.

Restons souples

Certains employeurs ont souhaité s’engager pour préserver la vie privée de leurs salariés en contrôlant les espaces connectés. C’est par exemple l’impossibilité de consulter ses mails après 19h. L’intention est louable, mais la méthode un peu radicale empiète sur l’autonomie du salarié. On préfère largement les mesures qui engagent le collectif dans des actions positives, comme par exemple le fait de fixer des réunions avant 19h, pour ne pas pénaliser les personnes qui doivent aller récupérer leurs enfants.

vie-privee

Parce qu’on a tous un agenda perso bien rempli

Dans tous les cas, ce qui compte le plus c’est la possibilité de dialoguer avec son employeur, de partager nos motivations et frustrations.

Dans notre agence idéale, nous pourrions travailler chez nous, ou depuis un lieu tiers, ou depuis le bureau, sans avoir à nous justifier. Nous pourrions articuler nous-mêmes nos journées en combinant activités privées et professionnelles. Autant profiter des nouvelles technologies pour améliorer la fluidité de nos journées, au lieu de s’acharner à tout faire entrer dans des cases.

La semaine de 4 jours

Ce mois-ci, nous inaugurons notre semaine de 4,5 jours dont Julien vous parlait ici. Une solution idéale qui va nous donner l’opportunité de développer nos projets personnels, quels qu’ils soient, et de recharger les batteries pour être pleinement efficace pendant notre temps de travail. Cette phase de test doit être un tremplin pour passer à la semaine de 4 jours… alors je vous donne rendez-vous ici dans quelques semaines pour un premier bilan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *